Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation.

1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

Mariette G.

En vente chez "Ives Devos"

Photos Littlegun

Poivrière à broche Mariette 7 mm

 Pour la petite histoire :

Mariette déposa le brevet de sa fameuse "Poivrière Mariette" à piston le 17 juillet 1839.

Ce fut probablement un grand succès, au vu du nombre qu’on trouve actuellement encore en  circulation.

Mais lorsque Casimir Lefaucheux déposa, le 25 mai 1846, le brevet 1371, 2ème additif sa poivrière, sur une base de la "Poivrière Mariette" et le présenta à l’exposition universelle de Londres en 1851, Mariette devait réagir afin de pouvoir rester dans la course.

Il adapta sa poivrière à piston à la cartouche à broche Lefaucheux.

La vue externe et le mécanisme interne de cette poivrière restent identiques à celle à piston, avec une détente en anneau et un chien sous la carcasse. (Très proche des brevets du 23 février 1850 et de celui du 6 janvier 1854, voir dessins).

Les canons d’un seul bloc chambrent du 7 mm à broche et tournent autour d’un axe terminé par un écrou, qui maintient l’ensemble en place.

Cet axe peut éventuellement servir de baguette d’éjection pour les douilles.

L’ensemble de la carcasse et détente est gravé de pivoines, feuilles et  autres.

Sur l'arme et le corps des canons plusieurs marquages:

Conclusion :

Probable conception de l’arme entre 1853 et 1877

 Le bloc canons est maintenu en place par un écrou cylindrique qui lui-même est maintenu par une vis.

Doigt élévateur à gauche, faisant tourner le corps de canons dans le sens des aiguilles d'une montre, contrairement à l'ensemble des armes à broche ...............

Longueur totale de l’arme : 170 mm

Longueur du bloc canon : 70 mm avec l’écrou 87 mm

Diamètre bloc canon :

Diamètre de la culasse : 35 mm

Plaquettes probablement en bois d’ébène lisse.

Source de la "petite histoire" : "Pistolets et Revolvers de poche au XIXème siècle" de Dimitri Singer, Editions du Portail Page 40.

Dessins des 2 brevets m’ont été aimablement transmis par mon ami GG de www.littlegun.be

Guillaume

 

G. MARIETTE

 

G. MARIETTE armurier de CHERATTE (Liège) a été actif de 1832 à 1875, il a déposé de nombreux brevets tout au long de sa riche carrière. Il aurait été instruit du métier d’armurier par son père maitre-platineur à la Manufacture Impériale de Liège dès 1803.

En 1839, il a déposé le brevet pour une poivrière de son invention qui allait faire sa notoriété mais qui allait aussi lui attirer des déboires en justice notamment avec Samuel COLT et Eugène LEFAUCHEUX ( Francis BALACE) cependant le résultat de ces procès ne nous est pas connu.

Ce type d’arme, dénommé "pepperbox" dans les pays anglo-saxons fut très populaire parmi les armes de défense jusqu’à la fin des années 1850. Il fut également abondamment copié par de nombreux autres fabricants de part le monde!

L’arme en illustration est une magnifique petite poivrière de luxe dont la crosse est en ivoire, les quatre canons dévissables sont en damas et numérotés de 1 à 4. Leur âme est lisse et est de calibre 5 mm. Ces canons dévissables possèdent chacun à la bouche, quatre rainures permettant le démontage du canon à l’aide d’une clef carrée. L’ensemble des canons est vissé sur un pivot de la carcasse. Les cheminées sont dans l’axe des canons ce qui a pour but de réduire les risques de raté de percussion.

La carcasse est gravée en fond creux d’oiseaux et de feuillage entrelacés et dorés à l’or fin.

Même le poinçon du banc d’épreuve de Liège (ELG étoilé dans un ovale – acceptation de l’épreuve, utilisé de 1846 à 1893) a été doré à l’or fin.

La percussion inférieure se fait à l’aide d’un anneau de détente comme sur tous les modèles de ce fabricant. En pressant cette détente, les canons tournent et viennent se placer successivement en place pour le tir. En même temps, le chien inférieur s’arme et percute la cheminée du canon inférieur. Un bouclier se met en place quand le chien frappe et isole la cheminée percutée.

La mention "MARIETTE BREVETE" est frappée sur la bride inférieure.

GG

 

Un grand merci au personnel du Musée d'armes de Liège

qui nous a permis d'examiner cette arme et de la photographier.

Mariette Breveté

Voici un grand revolver 12mm à broche "Mariette Breveté", il a une garde de détente en bronze, et a des cannelures d'arrêt à l’arrière du barillet comme montré en photo, du bouclier de cartouche une goupille bloque le cylindre.

Il a un canon rayé à 5 rayures d’une longueur de 158 millimètres, la longueur totale est de 295 millimètres.

H.J.M.

MARIETTE

Très belle pièce cette poivrière à 18 canons, il en existe une à 24 canons au Musée Royal de l’Armée à Madrid.

Elle porte effectivement la marque d’Auguste FRANCOTTE rue Mont St Martin, 61 à Liège.

Il est évident qu’il s’agit du système breveté par Guillaume MARIETTE.

Ces armes ont eu beaucoup de succès à l’époque et je pense que MARIETTE n’avait pas les moyens techniques d’assurer lui-même toutes les commandes.

Avait-il seulement une infrastructure industrielle à l’époque, cela n’est pas démontré.

Aussi MARIETTE a-t-il vraisemblablement laissé d’autres fabricants fabriquer ses armes sous licence, recueillant ainsi les royalties !

GG

Et voila celle du musée de Madrid

Mariette

Revolver à broche simple action de Mariette : barillet de 8 millimètres, canon de 3" marqué "Mariette". Marque du banc d’épreuve de Liège.

Carcasse gravée de motif floraux et marqué "M. Arendt".

Poignées de bois d'ébène.

Merci à "CWSLAGESANTIQUES" pour la photo

Mariette

Poivrière à percussion inférieure à 4 coups. Calibre 38 à percussion, 4 canons vissés de 2-3/8", marque du banc d’épreuve de Liège, détente "anneau", carcasse gravée d’enluminures, marqué "Mariette Breveté" sur la bande arrière entre les crossettes.

Merci à "CWSLAGESANTIQUES" pour la photo

G.MARIETTE

G.MARIETTE

Pistolet de tir à un coup "système G.MARIETTE" Il s’agit à la base d’un système de pistolet de salon inventé par le français FLOBERT et modifié plus tard par MARIETTE.

La culasse-rabattable est courte dans le cas présent, mais il en existe de longues, l’extracteur est à levier, la crosse en bois de noyer et le pontet à volutes.

L’arme utilise "en principe" des cartouches FLOBERT 6ou 9 mm (rimfire)

Sur certains modèles, le bout du canon était fileté pour recevoir un second canon et ainsi créer une carabine dite de braconnier facilement dissimulable dans les vêtements. (Voir annexe)

Le fabricant

Vu le marquage G.MARIETTE sur l’arme, il s’agit vraisemblablement de Guillaume MARIETTE (1840/1888) de Cheratte (Liège) L’intéressé a déposé vingt-deux brevets en Belgique à cette époque dont des modifications au pistolet Flobert ci-dessus.

GG

Mariette fabriqué pour Laport au Brésil!!

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