Les modes d’ignition
(vulgarisation sans prétention)
Les origines
Ce mélange est évoqué
dans des textes chinois dès le Xe siècle.
La force propulsive des
gaz résultants de la combustion de cette poudre fut rapidement connue, par le
moine savant Roger Bacon.
L’utilisation de cette
poudre dans un tube fut plus tardive puisque les premiers « bâtons à feu » ne
virent le jour qu’au XIVe siècle.
C’est en Europe que
l’utilisation militaire de cette découverte fut le plus rapidement comprise.
De nombreux problèmes
techniques se posèrent cependant.
Le lancement d’un
projectile demandait le concours de deux éléments de maniement dangereux (charge
de poudre + dispositif de mise à feu) dont le comportement était imprévisible.
Des siècles s’écoulèrent avant l’élaboration d’un
système
qui ne présente plus de danger pour l’utilisateur.
Les premières armes
Le feu était communiqué
à la charge par un trou « la lumière » pratiqué au tonnerre et dans lequel de la
fin poudre d’amorce.
L’efficacité de ce
système devait être bien aléatoire et non sans danger (proximité d’une flamme
nue à proximité de la réserve de poudre, crachements par le trou de lumière,
humidité, pluie, vent, etc…).
Les platines
La lumière est alors
percée à droite, munie d’un couvercle et d’un bassinet destiné à contenir la
poudre d’amorce ou pulvérin. Le serpentin est une pièce métallique pivotante en
forme de S pouvant recevoir une mèche et être basculé, étant allumé, sur le
bassinet et le pulvérin.
Plus tard, le système
fut amélioré par l’adjonction d’un système de détente.
Dans le dernier quart du
XVIe siècle, apparut la platine à rouet. Le système nettement plus compliqué
pouvait être comparé à un système d’horlogerie. Une rondelle reliée à un ressort
qui était bandé à l’aide d’une clé. Le chien était muni d’une pierre de pyrite
sulfureuse ou silex.
L’action sur la détente
libérait le chien qui allait frapper le bassinet. Le frottement énergique de la
pyrite sur l’acier créait une étincelle qui communiquait le feu au pulvérin.
Ce système présentait
l’avantage de pouvoir être transporté armé et bande et d’un usage immédiat sans
le risque grave d’une mèche allumée.
Le XVIe siècle vit
également la naissance de la platine à silex qui se déclina en plusieurs
variantes dont la plus prisée fut la platine à la française.
Le chien porte dans ses
mâchoires un silex taillé en biseau, le rouet à disparu et le bassinet est
couvert d’une pièce coudée à angle droit dont la partie inférieure couvre le
bassinet. La partie supérieure sert de batterie.
Le chien libéré par la
détente tombe sur la batterie, le fait basculer en découvrant le bassinet.
L’étincelle produite
communique le feu au pulvérin.
Bien que plus élaboré ce
système était souvent l’objet d’encrassements de la lumière et du canon. Les
silex s’ébréchaient rapidement et devaient souvent être remplacées.
Malgré cela on pouvait
compter un raté sur quinze coups !
Le XVIIIe siècle fut le
siècle de la chimie et de la physique notamment par la découverte des fulminates
de mercure et d’argent (BERTHOLET & HOWARD).
C’est néanmoins FORSYTH
qui eu l’idée de modifier la platine à silex et de changer le pulvérin par de la
poudre de fulminate contenue dans un magasin qu’il est convenu d’appeler une
bouteille à parfum. Le chien à silex était remplacé par un chien à marteau.
Le choc de celui-ci sur
un piston suffisait à provoquer l’explosion.
La révolution du XIXe
siècle fut le chargement par la culasse. En 1828, Casimir Lefaucheux invente le
premier fusil à canons basculants avec fermeture en T suivi en 1836 de
l’invention de la cartouche à broche ou percussion verticale qui perdura
jusqu’au début de XXe siècle.
L’armurier LORON de
Versailles (mais d’origine liégeoise) fut l’inventeur du fusil basculant à
percussion centrale sans chiens extérieurs (hammerless).
Entre-temps FLOBERT
avait inventé la célèbre cartouche à percussion annulaire qui est toujours
utilisé de nos jours dans les petits calibres.
GG †