Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation.

1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

Albert Simonis

Le brevet de cette arme est très probablement le 41973.

Le système, breveté par Albert Simonis, est particulièrement ingénieux, c'est la baguette d'éjection qui fait tourner le barillet !

AD

Albert Simonis

Voici un très classique revolver de type bull dog (mais avec anneau de calotte) de fabrication liégeoise (Albert Simonis), qui a connu des jours meilleurs… Cinq coups, manque la baguette d’éjection des douilles. Et vraisemblablement le ressort de rappel de détente.

Les marquages

ELG sur étoile dans ovale couronné : acceptation depuis 1893

R couronné : canon rayé, depuis 1894

? sous étoile: non identifié fatalement…

C couronné : je m’étonne de trouver une lettre couronnée de ce qui devrait être la contremarque d’un contrôleur, étant donné qu’on est passé en 1877 des contremarques couronnes à des contremarques sous étoile… or, l’engin est bien d’après 1893 (poinçon d’acceptation) et même 1894 voir plus bas…

JG et H sous la plaquette droite : sans doute des marques de fondeur(s) ?

British Boxer : marque déposée par Albert Simonis, rue Trappé à Liège, le 24 mars 1894.

Albert Simonis a été inscrit au BE de 1873 à 1900.

Entre British et Boxer il y a aussi une inscription, : Jacques ??? Liège : non identifié.

GP avec l’aide de HPH

        

Albert Simonis

L’arme

Il s’agit d’un revolver à brisure « top break ».

L’ouverture de l’arme se pratique en poussant sur la pédale fixée au flanc gauche de la carcasse. Le tenon de l’étrier reliant les deux parties de la carcasse est ainsi libéré permettant à l’ensemble canon barillet de pivoter vers le bas sur l’axe placé à l’avant de la carcasse.

La platine est à chien rebondissant.

Le canon rayé est à 8 pans avec un guidon en demi-lune et un cran de mire creusé dans la carcasse.

Le barillet cannelé (ellipses) est doté d’un extracteur en anneau.

La crosse métallique est pourvue de deux plaquettes en bois (de noyer ?) finement quadrillées réunies par une vis et deux rosettes en laiton. Elle se termine par une calotte métallique avec un anneau et sa vis-pivot.

Les poinçons

L’arme porte les poinçons du banc d’épreuves liégeois, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale sommé d’une couronne : acceptation définitive post 1893.

C sommé d’une étoile : contremarque du contrôleur post 1877.

R sommé d’une couronne : canon rayé, en usage de 1894 à 1968.

Les marquages

L’arme est frappée des initiales NS breveté appartenant en toute logique à l’inventeur de ce système ou de son perfectionnement.

Le problème est qu’aucun brevet d’inventeur de cette période ne correspond à cette arme.

Cependant le brevet n° 41692 déposé par Albert Simonis le 31 Mars 1877 correspond à quelques détails près à l’arme ici présentée.

Le dessin technique joint au présent en attestera à suffisance.

Ce brevet indique que le brevet est accordé pour une fermeture applicable aux revolvers à canon basculant.

Mais qui était N.S. ? Je n’ai aucune réponse à donner. Le brevet ne fait aucune mention d’une autre personne dont le nom commence par N.

Le fabricant

SIMONIS Albert, fabricant d’armes à Liège rue Trappé 19-20 était inscrit au banc d’épreuves de Liège de 1873 à 1900.

Il a déposé de 1876 à 1894, 19 brevets.

Il a également déposé plusieurs marques de fabrique comme AS avec 2 fusils croisés – The unique – Constable’s pattern – AS Self extracting revolver improved patend Liège Belgique.

Vous remarquerez que le brevet date de 1877 et que les poinçons d’épreuves datent d’après 1893 ! Il s’agit en toute hypothèse d’une fabrication tardive d’un autre SIMONIS ayant repris le brevet à son nom ?? De telles cessions de brevet étaient relativement courantes à l’époque.

GG

Albert Simonis

L’arme

Il s’agit d’un classique revolver de type Lefaucheux de fabrication liégeoise.

L’habille adjonction d’une bande métallique rapportée sur le cadre et le canon pour rigidifier l’arme est postérieur. C’est l’armurier bruxellois A. Janssen qui a breveté ce perfectionnement en 1859 (brevet n° 7362).

Un revolver à broche donc (calibre 9 mm).

Le barillet lisse est à 6 chambres crantées pour livrer passage aux broches.

Le canon est rond et devrait porter 6 rayures ?

L’armement se pratique par une portière latérale droite s’abaissant grâce à l’action d’un ressort interne.

Le déchargement se pratique « à la baguette », laquelle coulisse dans un guide intégré à la console et maintenu par un petit ressort à lame.

La crosse est constituée de deux plaquettes en bois quadrillé (noyer ?) maintenues par une vis et deux rosettes à oreilles. Elle se termine par un anneau de calotte et sa vis-pivot.

Les poinçons

L’arme porte les poinçons réglementaires du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale vertical : acceptation définitive en usage de 1846 à 1893.

D étoilé : contremarque du contrôleur post 1877.

Période de fabrication : entre 1877 et 1893.

Les marques

8869 : il s’agit d’un numéro de série.

AS étoilé : il pourrait s’agit d’une marque de fabrique de SIMONIS Albert, fabricant d’armes liégeois qui fut inscrit au banc d’épreuves de Liège de 1873 à 1900. Il était installé à LIEGE rue Trappé, 18-20. De 1876 à 1894, l’intéressé a déposé 19 brevets dont notamment un système de bande applicable aux revolvers de tous calibres qui pourrait correspondre à la présente arme ?

MV : marque inconnue, qui correspond très vraisemblablement à un sous-traitant (armurier à domicile.

GG

Simonis Albert

La marque reprise sur les plaquettes du Dictator, est la statue équestre de CHARLEMAGNE (dont la statue est encore visible à LIEGE Bd d'Avroy et est identique à la représentation).

Cette marque a été déposée par Albert SIMONIS (armurier Liégeois ) le 24.07.1908.

Cet armurier s'est unis en 1901 avec les armuriers liégeois BERTRAND, Antoine & fils - RIGA & Cie - PIRLOT & FRESART et une partie de PIRLOT frères pour fonder la FABRIQUE D'ARMES REUNIES S.A.

Cette société a perduré jusqu'en 1920 avant d'être elle même reprise par la FABRIQUE D'ARMES UNIES 22 rue Trappé à LIEGE.

Cette société avait pour marque LE CENTAURE !!

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