Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation.

1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

Lemille Pierre Joseph

Pistolet à percussion doté d’un chien en anneau, fabriqué par Pierre Joseph Lemille (Liège 1811, Liège 1882), voir estampille sur la crosse.

Outre l’estampille sur la crosse, l’arme porte plusieurs marquages : Ovale ELG et D couronné sur le côté gauche du canon, M49 sur la platine suggérant une production en 1849, D couronné sur le côté droit et au-dessus du canon.

Fabricant d’armes de la ville de Liège, Pierre-Joseph Lemille est l’initiateur de la fondation du musée d’armes à Liège, dans sa propriété, l’ancien hôtel de Hayme de Bomal.

Au XVIIe siècle, Liège se spécialise dans une industrie qui assure sa renommée pendant plusieurs siècles : la fabrication des armes à feu portatives. Dans le courant de la première moitié du XIXe siècle, le nombre de fabricants d’armes ne cesse d’augmenter et les armes liégeoises s’exportent dans le monde entier, faisant de l’armurerie l’une des industries les plus caractéristiques de la cité.

Parmi ces nombreux fabricants d’armes, Pierre-Joseph Lemille a particulièrement bien réussi dans les affaires et était considéré comme l’un des plus grands armuriers de Liège au milieu du XIXe siècle. Attentif à faire progresser sans cesse tant les principes de fabrication que la qualité de ses produits, Lemille s’était surtout préoccupé d’ouvrir de nouveaux débouchés à l’étranger. En cela, il avait parfaitement réussi. Les prix obtenus lors des Expositions universelles contribuèrent aussi à asseoir sa réputation sur le plan international et, dans la foulée, celle des armes wallonnes.

Par testament (en août 1882), il cède à la ville de Liège sa collection d’armes personnelle et l’une de ses propriétés, l’hôtel de Hayme de Bomal (l’ancienne préfecture du département de l’Ourthe, située sur le quai de la Batte, en Féronstrée, à Liège), pour y abriter un musée. Celui-ci ouvre ses portes, le 19 juillet 1885, trois ans après la disparition de Lemille. Parmi les conditions du legs, figure une aide financière à apporter aux hospices, Lemille ayant créé de ses deniers six semi-orphelinats de son vivant, tant à Liège qu’à Chaudfontaine où l’industriel se consacra aussi à l’aide des enfants pauvres. Jusqu’en 1874 Lemille fut administrateur de la Société de secours mutuels des ouvriers armuriers, organisme qu’il avait contribué à créer vers 1850. Membre de l’Association libérale de Liège, il était aussi administrateur d’une SA pour la construction de logements ouvriers.

L’idée d’un Musée d’Armes émane d’une douzaine de fabricants liégeois qui projettent une exposition sur leur production dès 1881, puis la création d’un espace muséal permanent. Dans leur esprit, il s’agit de rassembler présenter les armes à feu portatives du monde entier, à des fins didactiques et commerciales, tant à l’attention des professionnels du métier que du grand public. Joseph Lemille préside la Commission qui mène les discussions avec les autorités locales : celles-ci souhaitaient la création dans un même endroit – la propriété Lemille – d’un "Musée scolaire", d’un Musée d’armes et d’un autre consacré à l’Art industriel. Constitutive du fonds principal du musée, la "collection Lemille" s’enrichit de divers achats et autres donations, et s’élargit progressivement, permettant au musée d’abriter l’une des plus importantes collections d’armes du monde. Le département des armes du Grand Curtius de Liège en est l’héritier.

 Sources : Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse

La Meuse, 22 novembre 1882, L’Indépendance belge, 21 juillet 1885

HPH, Alberto et Chris

Joseph Lemille

Voici un fusil à percussion à platine arrière sortant des ateliers de Joseph Lemille à Liège.

Les marquages

ELG sur étoile dans un ovale : acceptation entre 1818 et 1893.

JL couronné : sans doute les initiales de Joseph Lemille. Elles figurent aussi sur d’autres armes du même fabricant.

Il eut été intéressant de démonter l’arme pour voir s’il y a des poinçons sous le canon. C’est quasi certainement le cas.

Les autres poinçons sont sans doute ceux de contrôleurs militaires.

Je ne parviens pas à déchiffrer le marquage de la crosse. Je crois discerner un L, pour Lemille ?

L’arme ressemble beaucoup au fusil français modèle 1842, mais en l’absence de données numériques, du calibre, canon rayé ou lisse, etc., il est difficile d’en dire davantage.

Joseph Lemille a été inscrit au Banc d’Epreuves de Liège de 1836 à 1874.

Il a vécu de 1811 à 1882. Il était le fils d’un soldat de l’Empire qui a fait souche à Liège.

Il a déposé trois brevets mais ils n’ont rien à voir avec l’arme en question.

Il est surtout connu pour avoir été un des membres fondateurs du Musée d’Armes de Liège en léguant à la fin de sa vie à la Ville l’hôtel de Hayme de Bomal, quai de Maestricht, qui devint le MAL.

Sa veuve légua également quelque 500 armes qui sont toujours conservées par le musée.

GP avec GG (†) et PHL

Joseph Lemille

Regarde quelle belle arme je viens juste de nettoyer.

Elle est pratiquement neuve et n’a jamais tiré.

Le fabricant est LeMille, la longueur totale est de 98,4cm, le canon 60,2cm et le calibre est 18 mm.

Toutes les pièces en laiton portent les initiales du fabricant "LM".

Ce qui est étrange c’est que le calibre est 18 mm, 15.8 mm est le calibre utilisé chez nous. Cependant le modèle français de 1848 est copié du Belge Minié de calibre 18 mm.

Si tu envoie les photos à Alain, dis-lui que ce n’est pas le modèle Brésilien mais peut-être un exemplaire pour faire des tests.

Sebastian

Lemille Joseph

LEMILLE Joseph (vie 1811-1882) fabricant d’armes à Liège rue Féronstrée, était le fils d’un soldat de l’empire ayant fait souche à Liège. Il a été inscrit au banc d’épreuves de Liège de 1836 à 1874. Il a déposé trois brevets belges concernant des modifications au fusil à aiguille et aux pistolets. Il inventa également un système de basculage avec fermeture à sûreté pour armes se chargeant par la culasse.

En fin de vie, il légua l’hôtel de Hayme de Bomal quai de Maëstricht à la ville de Liège. Ce magnifique bâtiment devint le musée d’armes de Liège.

La veuve LEMILLE légua également une importante collection d’armes (500) qui est toujours conservée par le musée.

 GG

Lemille Joseph

Merci à "ANTIQUEFIREARMS" pour les photos.

Lemille Joseph

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