Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation.

1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

Alexandre Fagnus

Rarissime carabine revolver à crosse amovible signée A. FAGNUS.

Revolver "A chaîne", calibre 12mm à broche.

Le canon (rayé) est à l'état neuf ; l'arme n'a probablement jamais tiré !!!

Jean-Michel RIOMET

A. Fagnus & Cie

L’arme

Il s’agit d’un revolver à percussion centrale, à canon et barillet soulevant avec extracteur. La platine est à simple et double action. Le barillet est à 6 chambres et le canon à 8 pans surmonté d’une bande tandis que l’intérieur est à 7 rayures concentriques

La sous-garde se divise en deux, on fait effectuer un quart de tour à la partie postérieure, action qui met le chien au premier cran. On peut tirer la partie antérieure vers le haut, dans un premier temps le canon et le barillet se soulèvent. En accentuant la traction, elle fait l’effet de levier pour l’extracteur en étoile qui sort alors de son logement.

Les plaquettes sont en noyer lisses retenues par une vis transversales et 2 rosettes.

Les poinçons

L’arme a visiblement subit un ponçage important car les poinçons sont presque effacés.

Il s’agit des poinçons du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale couronné : acceptation définitive, en usage de 1846 à 1893.

L étoilé : contremarque du contrôleur post 1877.

Les marques

Seule la marque CASTSTEEL est encore bien visible. Elle indique à mon avis que l’arme a été fabriquée en fonte d’acier.

L’arme en question est une invention de FAGNUS Alexandre, armurier liégeois de son état. Il a déposé pour cette arme le brevet 28332 du 22.12.70 et deux brevets de perfectionnements n° 28420 du 23.01.71 et 28560 du 14.03.71.

GG

 

En vente chez "André Nowak"

Photos Littlegun

A propos de la marque

Dans la fiche FAGNUS Alexandre, une question restait ouverte, à savoir la signification de la marque C&D dans un ovale couché ?

Or nous savons (presque) tous que FAGNUS a créé une société avec CLEMENT Charles, ce qui me laisse à penser que CLEMENT a vraisemblablement fabriqué des revolvers pour FAGNUS.

J'avance donc l'hypothèse que C&D dans un ovale signifie CLEMENT et DOLMAN, ce dernier patronyme appartenant à l'épouse CLEMENT née DOLMAN J.

Cette dernière semblait bien au fait de l'entreprise puisqu'au décès de Charles, c'est elle qui a assuré la suite de l'affaire avec LOISELET Victor.

GG

 

A. Fagnus & Cie

Revolver Fagnus, 6 coups, calibre .450.

Revolver à canon et cylindre (barillet) soulevants avec extracteur.

La sous-garde (pontet) se divise en deux : On fait effectuer un quart de tour à la partie postérieure, action qui met le chien au premier cran. On peut tirer la partie antérieure vers le haut, dans un premier temps le canon et le barillet se soulèvent. En accentuant la traction, elle fait effet de levier pour l’extracteur en étoile qui sort alors de son logement. Plaquettes en noyer ( ?) lisse, anneau de calotte (manquant).

Brevet de perfectionnement 28560 du 14/03/1871 au nom de A. Fagnus & Cie

Alexandre FAGNUS, fabricant d’armes, on le retrouve au gré des documents aux adresses suivantes, toujours à Liège : rue des Célestines, 9 (1863/1867), rue Maghin, 19, rue Chéri (1880) rue Jolivet, 31 (1886), rue des Armuriers, 24 (1888).

Les poinçons

V couronné : contremarque du contrôleur du 30/12/1853 au  26/01/1877.

ELG sur étoile dans un ovale : acceptation définitive du 08/09/1846 au 10/07/1893.

Les marquages

Acier Fondu (cast steel)

261 ? : numéro de série

HPH

S.A. Alexandre FAGNUS & Cie

L’arme

Il s’agit d’un revolver à cadre fermé, à percussion centrale et à platine simple et double action.

Le barillet est cannelé et contient 6 chambres de calibre .450.

Le canon d’acier est hexagonal avec guidon en demi-lune.

L’arme est munie sur le flanc gauche d’une clé coudée et pivotante permettant l’ouverture de la plaque de protection donnant accès au mécanisme interne. La crossette gauche peut également être retirée sans outil. Les pièces du mécanisme sont numérotées (de 1 à 5) pour faciliter le démontage et le remontage.

Une baguette de déchargement est placée sur le flanc droit du canon et est maintenue par la tête moletée et pivotante.

L’alimentation se fait parla portière latérale droite s’abaissant vers l’arrière grâce à un ressort interne.

Les poinçons

L’arme porte les poinçons du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale vertical : acceptation définitive, en usage de 1846 à 1893.

M étoilé : contremarque du contrôleur post 1877.

Cette arme a donc été fabriquée entre 1876 et 1893.

L’inventeur

Cette arme est souvent désignée par les français comme étant un revolver MAQUAIRE, il n’en est rien.

Amédée MAQUAIRE était un grossiste parisien, directeur de l’agence générale des machines à coudre MAQUAIRE, qui a présenté ce revolver (à la demande de A. FAGNUS ?) à la commission de Vincennes dans l’espoir qu’il devienne réglementaire. Une commande de l’Etat étant une consécration.

Le véritable inventeur en est Alexandre FAGNUS, fabricant d’armes rue des Célestines, 9 à Liège (1861/1868) qui déposa 7 brevets belges concernant des revolvers dont le brevet daté du 15.12.1876 pour la présente arme.

L’intéressé crée ensuite une société dénommée FAGNUS Alexandre & Cie (1870/1879) rue Jolivet, 31 à LIEGE, ensuite la société devient FAGNUS & CLEMENT (1879/1883). La firme est alors reprise par CLEMENT, Charles.

FAGNUS créera encore une société nommée FAGNUS Alexandre & NOSSENT Servais de1887 à 1890, société reprise en 1890 par NOSSENT Servais.

GG

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Fagnus "BABY"

Calibre .320

Merci à Michel pour les superbes photos.

S.A. Alexandre FAGNUS & Cie

Il s’agit d’un revolver à percussion centrale et à cadre fermé « tip up ».

Le canon et le barillet avec extracteur se soulèvent vers le haut.

La sous-garde se divise en deux : on fait effectuer un quart de tour à la partie postérieure, action mettant le chien au premier cran. On peut tirer la partie antérieure vers le haut, dans un premier temps le canon et le barillet se soulèvent. En accentuant la traction, elle fait effet de levier pour l’extracteur en étoile qui sort alors de son logement.

Le canon à 8 pans porte  7 rayures concentriques et est surmonté d’une bande.

La platine est à simple et double action.

Les plaquettes sont en noyer quadrillé avec anneau de calotte et vis pivot.

L’arme porte les poinçons du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale : acceptation, en usage de 1846 à 1893.

P inversé (ou q) sous étoile : contremarque du contrôleur post 1877.

Autre marque :

CASTSTEEL : marque signifiant qu’il s’agit d’acier fondu.

Votre arme est un FAGNUS fabriqué par la SA Alexandre FAGNUS & Cie à Liège (voir site)

Cette arme a fait l’objet d’un brevet d’invention n° 28332 du 22.12.1870 et de deux brevets de perfectionnements n° 28420 du 23.01.1871 et 28560 du 14.03.1871.

GG

Fagnus

Un autre

A. Fagnus et Cie

Rue Maghien, 19 à LIEGE.

Ensuite rue Chéri, 20b en association avec Charles CLEMENT et rue des Armuriers, 24 à LG en 1880.

Inscrit au BE de 1870 à 1879, puis FAGNUS & CLEMENT de 1879 à 1883. A cette date l’entreprise est reprise par CLEMENT C. (a fabriqué le fameux revolver MAQUAIRE et le revolver FAGNUS à broches + chaînette tenant le barillet.

GG

Cette arme a largement été évoquée sur le site ! Il reste donc la fameuse marque C & D dans un ovale couché !

Je vous livre un extrait d’un très bel article réalisé par J.P. BASTIE (G des A n° 264) et qui dit :

«  Ces poinçons ont déjà fait couler beaucoup d’encre sans que personne n’ai jamais pu vraiment les identifier ! Ces poinçons (JN – ES – WR – JL – MB dans un cartouche) sont souvent  attribués à tort à des armuriers célèbres et ne sont en fait que la marque de fournisseurs et d’ouvriers oubliés qui contribuèrent à la production du Fagnus !)

De fait, j’ai relu le Qui est Qui de l’armurerie liégeoise sans trouver une association d’armuriers « C & D » qui auraient pu correspondre aux dates de fabrication du Fagnus soit le dernier quart du 19e siècle et peut-être jusqu’en 1914.

GG

Un Fagnus antérieur au brevet du 15/12/1876

Numéro de l’arme : 3596

Poids de l’arme : 845gr

Calibre : .11 mm Français

Nombres des rayures, 4 au pas de plus ou moins 240mm

Diamètre à fond de rayures 11.47mm

Diamètre d’alésage du canon 11mm

Longueur du canon : 116.5mm

Longueur hors tout : 242mm

Hauteur  hors tout : 154mm

Largeur du barillet 32.4mm

Diamètre et profondeur  prévue pour les culots 13x1.5mm

Diamètre coté des culots 12mm

Diamètres de sortie 11.75mm

Canon en deux parties octogonales

Largeur sur plats de la 1re partie (coté chambre) 19.5x18.80mm

Largeur sur plats de la 2emes partie (coté guidon) 17.20x 17mm

Longueur de la visée 135mm

Remarques

Ce revolver possède une platine à simple et double action, et est à chien rebondissant.

Les pièces sont numérotées de 1 à 5 pour le démontage.

Cette arme est d’une excellente fabrication, mais par rapport aux deux autres modèles présents sur le site, il ne possède pas à l’ouverture de la portière le système de blocage du barillet pendant l’opération de chargement, et déchargement, j’en déduis donc, qu’il fait partie d’une fabrication antérieure à la date de dépôt du brevet, soit le 15 décembre 1876.

On peut également remarquer un renforcement de l’octogone au début du canon.

Concernant le poinçon présent sur le barillet (H N) ainsi que le J B, à mon avis, ce sont là des poinçons que l’on peut attribuer aux différents contrôleurs privés, qui agissent en cours, ou en fin de fabrication. Le poinçon CD également présent ne doit évidemment rien au concurrent Chamelot Delvigne. Il est attribué par Dirk Ziesing à l’association Colombier et Dumoulin (GdA 326 p. 48) qui aurait fourni nombre de carcasses pour revolvers, dont notamment les Fagnus. Toutefois, le "Qui est Qui" de l’Armurerie liégeoise de Michel Druart et Guy Gadisseur mentionne l’association en question sous le nom Dumoulin-Colombier, active au banc d’épreuve de Liège du 1849 à 1877. On aurait donc plutôt pu s’attendre à un marquage D&C plutôt que C&D. Nul ne doute que le mystère finira par s’éclaircir.

Max/GP

Un autre Fagnus

Cher Alain,

Dans la version anglaise de la page Fagnus le pistolet est décrit en tant qu'ayant une "simple et double action". C'était mon espoir, ainsi, quand j'ai découvert que je ne pouvais pas bloquer le chien et tirer en simple action j'ai cru que mon arme était cassée.

Cependant, en ouvrant la plaque latérale, il s'est avéré qu'il n'y avait jamais eu de dispositif pour bloquer le chien. Dans l'image jointe, comparez la pièce lisse du chien du Fagnus du côté droit à la barre entaillée du Rast et Gasser du côté gauche. Cette construction de la pièce du chien est nécessaire pour le bloquer et tirer en simple action.

Salutations,

Roger

Je regrette de devoir contredire Roger, mais ce qu'il dit n'est pas juste.

 

Tout d'abord, les revolvers qui ne sont conçus que pour tirer en double action seulement, ont un chien dépourvu de crête, puisque celle-ci ne sert à rien.

Un chien pourvu de crête qui ne tient pas en simple action, indique un problème mécanique.

 

La pièce dont parle Roger, à l'avant du chien, s'appelle le mentonnet (sear en anglais) et sert à la double action. Lorsqu'on presse la détente, le bec de gâchette pousse le mentonnet par en dessous. Ceci est valable sur n'importe quel revolver permettant la double action.

 

Sur le Rast-Gasser (photo de gauche), l'excroissance du mentonnet sert à accrocher le petit ergot qu'on voit juste devant, et qui est la came de blocage du barillet. Cette came est repoussée pendant une fraction de seconde vers le haut, ce qui permet à l'extrémité opposée de sortir des crans de blocage qu'on voit sur le pourtour du barillet et donc au barillet de tourner, puis revient en place et retombe d'elle-même dans le cran suivant sous l'action de son ressort. A l'armé, le bas du mentonnet repose sur l'ergot, maintenant ainsi la came bloquée en place. Ce système est propre à cette arme, et sur ce point il a raison.

 

Sur le Fagnus de la photo de droite, cette excroissance n'existe pas tout simplement parce que la came de blocage est constituée par une excroissance placée en dessous du barillet sur le bloc de détente. Cette came ne bloque le barillet que lorsque la détente est pressée, ce qui explique pourquoi le barillet peut tourner librement avec le chien à l'abattu.

La simple action est matérialisée par un simple cran dans le pied du chien, lequel accroche le bec de gâchette en position haute, et le maintient en place sous les tensions opposées du ressort principal et du ressort de rappel de détente, dans le cas du Fagnus un seul et même ressort dont les deux branches travaillent à l'opposé. Une petite pression sur la détente suffit à faire sortir le bec de gâchette du cran, et le chien s'abat (voir photos). C'est le système le plus répandu parce que le plus simple.

 

Désolé, mais si le Fagnus de Roger ne tient pas la simple action, les raisons possibles sont les suivantes:

 

- Pied du chien cassé

- Cran de simple action émoussé

- Bec de gâchette émoussé.

 

Si rien n'est cassé, un coup de lime suffit en général à régler ce genre de problème.

 

Marcel

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