Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation. 1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

DEFOURNY-SEVRIN Guillaume

Il s’agit d’un beau fusil de chasse « hammerless », calibre 12, à deux canons juxtaposés, d’architecture classique avec sa double détente sous pontet et sa clé de brisure « top lever ». Il dispose d’une sûreté actionnée par poussoir. Ses parties métalliques sont joliment gravées (rinceaux, motifs floraux). Sa crosse anglaise en bois de qualité (ronce de noyer ?) est partiellement quadrillée.

Marquages :

5368 : numéro de série.

Perron : inspection, en usage de 1853 à nos jours.

D sous étoile, X sous étoile : contremarques des contrôleurs, en usage de 1877 à 1968.

P.V sous lion dressé : épreuve à la poudre sans fumée (poudre vive) depuis 1898 – mais en fait depuis 1903.

EL en cursives : épreuve provisoire, en usage de 1852 à nos jours.

ELG sur étoile en ovale couronné : acceptation définitive, en usage de 1893 à 1968.

D = 65 mm / 20.4 : longueur de la chambre en mm et diamètre en mm après épreuve facultative à la poudre sans fumée. En usage de 1892 à 1924.

KG 1.452 : poids du canon pouvant tirer des poudres sans fumée (armes lisses) au gramme près. En usage du 30 juin 1924 à nos jours.

17.5, 18.4 : canons chokés, calibrés en mm à 22 cm de la culasse et à la bouche. En usage de 1910 à 1924.

12 C dans un losange : calibre, en usage de 1898 au 30 juin 1924.

Absence de lettre annale visible sur les photos : production antérieure à 1922 (à confirmer).

Identité du fabricant face supérieur des canons : G. Defourny-Sevrin, FABt BREVté à Liège

Identité du fabricant face inférieure de la longuesse : Patent Ejector, G. Defourny-Sevrin.

Marquage avec deux canons entrecroisés, marque de fabrique de la firme depuis Defourny Antoine Joseph.

En conclusion, ce beau fusil de chasse en calibre 12 a été produit à Liège par l’artisan G. Defourny-Sevrin. Il a été éprouvé en 1924 selon l’analyse des poinçons, mais pourrait avoir été fabriqué antérieurement si l’absence de lettre annale est confirmée.

 Chris, HPH

DEFOURNY-SEVRIN Guillaume

Voici un fusil juxtaposé à platines fabriqué par la maison liégeoise G. Defourny-Sevrin pour l’armurerie polonaise J. Sosnowski de Varsovie. Crosse anglaise, clé d’ouverture top lever.

Les marquages

Lion sur PV : épreuve à la poudre sans fumée, en usage entre 1898 et 1968 ;

J et v sous étoile : contremarques de contrôleurs, en usage entre 1877 et 1968 ;

EL : épreuve provisoire, en usage depuis 1852 ;

12 C dans losange : calibre, en usage entre 1898 et 1924 ;

ELG sur étoile dans ovale couronné : acceptation entre 1893 et 1968 ;

D= 65 sur 20.6 : longueur de la chambre en mm et diamètre en mm après l’épreuve facultative à la poudre sans fumée ;

1K286.4 : poids du canon pouvant tirer des poudres sans fumée, en usage entre 1892 et 1924 ;

Perron : inspection, en usage depuis 1853 ;

17.5 sur 18.5 : peu courant, en ce sens que :

1° on trouve normalement le mot CHOKE  devant les chiffres

2° normalement, il s’agit donc d’un rétrécissement du diamètre du canon : or, ici, c’est l’inverse. Selon un membre de l’équipe, il devrait s’agir d'un choke inversé qui élargit la gerbe de plombs pour un tir à courte distance ... voir le lien suivant :
https://brainchokes.com/fr/trois-chokes-particuliers/

Si ma déduction est correcte, l’arme devrait dater d’après les poinçons d’entre 1898 et 1908.

Quant à la dynastie Defourny, il faut pour commencer corriger une faute de frappe dans le « Qui est qui de l’armurerie liégeoise » : il est en effet mentionné p. 62 Defourny-Severin, alors qu’il s’agit bien de Defourny-Sevrin.

Selon le même membre de l’équipe qui a effectué des études généalogiques, la dynastie Defourny se décline de la manière suivante :

Guillaume Defourny (1865-1916) a des frère et sœurs :

Antoinette Defourny 1863

Maria Defourny 1867-1943

Ferdinande Defourny 1869-ca 1891

Jules Defourny 1871-1958 (qui est armurier aussi)

Guillaume Defourny a épousé Rose Sevrin (1867-1939), le 24 janvier 1895.

Ils ont eu cinq enfants :

Georges Defourny 1896-1899

Germaine Defourny 1897-1924

Georget Georges Defourny 1900-1973 (armurier)

Willy Defourny 1902-1982

Marcel Defourny 1903-1907

Donc :

Defourny-Sevrin Guillaume est inscrit au Banc d’Epreuves entre 1896 et 1908 ; il s’associe avec son frère Jules, et la société "mue" en cours de route en Defourny Georget (fils de Guillaume) et Jules (son oncle) :

ils sont inscrits au BE entre 1908-1949 ; enfin, Georget Defourny-Sevrin (fils de Guillaume Defourny-Sevrin) continue tout seul (BE 1949-1955).

La maison J. Sosnowski de Varsovie était bien connue au 19e siècle et certainement jusque l’entre-deux-guerres et en relations étroites avec Defourny-Sevrin, d’après ce que j’ai pu voir sur la toile.

Si ma déduction est correcte, l’arme est attribuable à Guillaume Defourny-Sevrin et doit dater d’après les poinçons d’entre 1898 (mise en usage du poinçon du calibre) et 1908 (année limite de présence de Guillaume Defourny-Sevrin au BE de Liège).

GP avec PHL.

DEFOURNY-SEVRIN Guillaume

Voici un beau fusil juxtaposé à platines fabriqué par la maison liégeoise reconnue G. Defourny-Sevrin pour l’armurerie polonaise J. Sosnowski de Varsovie. Crosse anglaise, clé d’ouverture top lever. Il est passé au Banc d’épreuves de Liège en 1931 .

Les marquages

Lion sur PV : épreuve à la poudre sans fumée, en usage entre 1898 et 1968 ;

AE et p sous étoile : contremarques de contrôleurs, en usage entre 1877 et 1968 ;

EL : épreuve provisoire, en usage depuis 1852 ;

12-65 dans oméga allongé : calibre et longueur de la douille, en usage de 1924 à nos jours ;

ELG sur étoile dans ovale couronné : acceptation entre 1893 et 1968 ;

j : lettre annale pour 1931

1K399 : poids du canon pouvant tirer des poudres sans fumée, en usage de 1924 à nos jours;

Perron : inspection, en usage depuis 1853 ;

18.5 CHOKE 18.3 : canons chokés, en usage entre 1924 et 1968

La marque « trade mark made of best crucible steel » a été déposée le 31 janvier 1911 par Antoine Joseph Defourny. Lequel est – je présume en tout cas – le père de Guillaume Defourny dont il sera question plus loin.

GP avec l’aide de PHL.

Guillaume DEFOURNY-SEVRIN

Fusil de chasse de type hammerless à percussion centrale. Les canons sont juxtaposés et de calibre 12. Les platines sont « en avant ». Sans gravure, uniquement un petit liseré. L’ouverture se pratique à l’aide de la clé « top lever » placée au dessus de la culasse. La crosse en bois de noyer est façonnée à l’anglaise.

L’arme porte les poinçons réglementaires du Banc d’Epreuves de Liège, à savoir :

ELG* dans un ovale couronné : acceptation définitive post 1893.

J* et P* : contremarques des contrôleurs post 1877.

Perron : inspection post 1853.

EL en lettres anglaises : épreuve provisoire post 1852.

12 C dans un losange : calibre. En usage de 1898 à 1924

D= 65 mm / 20.4 : longueur de la chambre en mm et diamètre en mm après épreuve facultative à la poudre sans fumée. En usage de 1892 à 1924.

P1K268,3 : poids du canon pouvant tirer des poudres sans fumée (armes lisses) En usage de 1892 à 1924.

CHOKE 17.4 / 18.6 : canons chokés : calibrés en mm à 22 cm de la culasse et à la bouche. En usage de 1910 à 1924.

L’arme porte également les marques suivantes :

4847 : numéro de Série.

CAP avec dessin représentant un rectangle séparé en 2 et un anneau : marque du fabricant de canons de fusils CAP Henri, rue Jonruelle, 62 à LIEGE.

Lettres G.S.D. entremêlées et couronnées : marque de fabrique de Guillaume DEFOURNY-SEVRIN rue Chéri, 11 à LIEGE.

PB dans un ovale : marque dont j’ignore la signification ??

Annexe : marques et publicité de DEFOURNY-SEVRIN.

GG

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