Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation. 1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

Eugène Bernard

Ce beau fusil de chasse à percussion, muni d’une clé d’ouverture de type Lefaucheux, dispose classiquement de deux canons juxtaposés et de deux chiens externes actionnés par deux détentes sous un pontet ouvragé.

Il s’agit à l’évidence d’une arme de haut standing, comme attesté par ses parties métalliques entièrement gravées de motifs floraux et rehaussées de dorures représentant divers gibiers poursuivis par des chiens de chasse.

Le fusil est bien signé « Eugène Bernard Canonnier de Paris » (face inférieure canons) ainsi que "Canons de Bernard" sur la bande. L’arme est également marquée d’un logo aux initiales EB sous couronne dans un ovale. L’artisan Eugène Bernard est bien connu sur le site en tant que fabricant de canons. Voir :

 https://www.littlegun.be/arme%20belge/artisans%20identifies%20b/a%20bernard%20eugene%20fr.htm

Le fusil présenté dans le lien ci-dessus est de facture extrêmement proche de celui examiné ici, voir par exemple le travail du pontet. Ceci suggère que l’assemblage des deux fusils pourrait avoir été réalisé par le même armurier à partir des canons fournis par Bernard.

Les autres marquages visibles sont 1860 (probable numéro de série ou millésime de production de l’arme ?) et 17.5 (calibre ?).

Le fusil a été revendu par Demorieux arquebusier à Cléry. Nous n’avons pas d’élément permettant d’identifier cet arquebusier, d’autant plus que plusieurs villes françaises portent le nom de Cléry.

Ce fusil, d’architecture typique du milieu du 19ème siècle, a donc été commercialisé en France selon toute probabilité. Ses canons ont été produits par l’artisan liégeois Eugène Bernard pour une arme assemblée par un armurier non déterminé.

Chris, Alain

Eugène Bernard

L’arme

 Il s’agit d’un fusil de chasse à canons juxtaposés (en table) à percussion centrale et à chiens extérieurs. Les platines sont de type « en arrière » joliment gravées de motifs floraux et animaliers.

L’ouverture de l’arme se pratique à l’aide de la clé de sous-garde.

Les canons juxtaposés sont en damas

Les marquages

EB couronné dans un ovale : marque du fabriquant (des canons ?).

Perron : poinçon d’inspection (1853 à nos jours) du banc d’épreuves de Liège.

ELG étoilé dans un ovale : acceptation de l’épreuve liégeoise, en usage de 1846 à 1893.

La dernière marque difficilement lisible pourrait-être la lettre Q accolée à un C sous couronne ? Cette marque m’est inconnue.

Le fabricant

Je recense 15 armuriers portant le patronyme de BERNARD, à Liège, au 19 e siècle.

J’ai un EMILE et un ERNEST mais pas d’EUGÈNE ?? L’étude de l’armurerie liégeoise du 19e siècle n’a rien d’une science exacte car les traces qui nous parviennent en ordre dispersé et n’ont fait l’objet d’aucune publication sérieuse au 20e siècle.

D’après le Jarlier, Bernard Henri Eugène était fabricant de canons de fusil à Liège en 1840.

Il se signale par le dépôt d’une marque de fabrique le 18 janvier 1862. Je n’ai malheureusement pas pu découvrir plus de renseignements sur cet artisan ?

L’arme porte la mention (canon et platine) FLOBERT Bté à PARIS, il s’agit bien sûr de l’inventeur de cette arme. Maintenant comme déterminer qui a fait quoi sur cette pièce. Les canons ont été sans conteste fabriqués à LIEGE, Bernard étant vraisemblablement fabricant de canons de fusils. Les poinçons d’épreuves liégeoises sont visibles SUR les canons et pas ailleurs ! Je pense que Flobert a acheté les canons à Liège et fabriqué le reste de l’arme à Paris mais cela reste à prouver ?

GG

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